Avec ses lignes galbées inspirées du S55 des années 50 et ses coloris bicolores acidulés, le Peugeot Django 125 est un coup de cœur esthétique indéniable. Il chasse ouvertement sur les terres de la Vespa, mais à un tarif souvent plus doux. Cependant, derrière ce look « made in France » (bien que l’assemblage soit souvent réalisé en Chine par la joint-venture Qingqi), que vaut réellement la mécanique ? De nombreux utilisateurs s’interrogent sur la tenue dans le temps de ce scooter plastique face à la tôle d’acier de son concurrent italien. Si le moteur est globalement robuste, la finition et l’électricité demandent une attention particulière.
Les infos à retenir
- ⚙️ Moteur EasyMotion : Ce bloc refroidi par air (sur la majorité des modèles) est de conception simple et éprouvée. Il manque de puissance (10 ch) mais casse rarement.
- 🔩 La visserie : C’est le point faible cosmétique. Les vis rouillent vite et les carénages plastiques peuvent vibrer ou se fissurer aux points de fixation.
- ⚡ Électricité : Des pannes de régulateur de tension et des bugs de tableau de bord (jauge à essence fantaisiste) sont fréquemment rapportés.
- 🛑 Freinage : Le système SBC (freinage couplé) est efficace mais peut parfois montrer des signes de faiblesse ou de grippage si le liquide n’est pas purges régulièrement.
Le moteur EasyMotion : Simple mais poussif
Le cœur du Django 125 est un monocylindre 4 temps refroidi par air (sur les versions standard) ou liquide (sur certaines versions sport/récentes). Ce n’est pas un foudre de guerre. Avec une vitesse de pointe plafonnant souvent à 90-95 km/h réels, il est limité pour les voies rapides.
En revanche, cette simplicité est gage de fiabilité. C’est une mécanique « agricole » qui supporte bien les trajets urbains. Les cas de casse moteur sont rares et souvent liés à un manque d’huile (le carter est petit, il faut vérifier le niveau souvent). L’injection électronique, bien que basique, pose peu de soucis si l’entretien (bougie, filtre à air) est respecté.
Finition et Vieillissement : Le plastique n’est pas fantastique
C’est ici que le bât blesse par rapport à une Vespa. Le Django est entièrement carrossé de plastique.
Avec les vibrations du monocylindre et les nids-de-poule, les pattes de fixation des carénages peuvent se fragiliser. Il n’est pas rare d’entendre des bruits parasites (rossignols) au niveau du guidon ou du tablier avant après 10 000 km.
La visserie d’origine est de qualité moyenne et rouille rapidement si le scooter dort dehors. Un traitement préventif au WD-40 ou le remplacement par de la visserie inox est conseillé pour les maniaques. La selle, bien que confortable, peut parfois devenir poreuse au niveau des coutures après quelques années d’exposition au soleil.

Problèmes électriques récurrents
Le circuit électrique du Django connaît quelques caprices.
La jauge à essence est notoirement imprécise sur de nombreux modèles, indiquant la réserve alors qu’il reste la moitié du plein, ou l’inverse. C’est souvent dû à la forme du réservoir et au flotteur, difficile à corriger parfaitement.
Plus gênant, des cas de régulateurs de tension défaillants ont été notés. Si vos ampoules grillent souvent ou si votre batterie ne charge plus, c’est la pièce à incriminer. Le faisceau électrique, qui passe dans la colonne de direction, peut parfois s’user par frottement, créant des faux contacts (coupure moteur en tournant le guidon), bien que cela ait été amélioré sur les modèles Euro 4 et Euro 5.
L’avis de l’expert : Concessionnaire Peugeot Motocycles
« Le Django est un bon scooter urbain, mais il ne faut pas le traiter comme un GT. Son point faible, c’est l’échappement d’origine. Il rouille très vite au niveau du coude de sortie moteur et peut se percer en 2 ou 3 ans en bord de mer. Je conseille de le nettoyer et de passer un coup de peinture haute température si vous voyez de la corrosion apparaître. »
Bilan : Un choix de style assumé
Le Peugeot Django 125 est fiable mécaniquement : il vous emmènera d’un point A à un point B sans problème majeur. Ses défauts sont surtout périphériques et cosmétiques. C’est un scooter qu’il faut « bichonner » pour qu’il garde sa superbe. Si vous cherchez un utilitaire indestructible pour faire 50 km par jour par tous les temps, un Honda SH sera plus indiqué. Si vous voulez du style pour des trajets courts, le Django fait le job honorablement.
Foire Aux Questions (FAQ)
⛽ Quelle est la consommation du Django 125 ?
Il est assez sobre, tournant autour de 2,8 à 3,2 litres aux 100 km. Avec son réservoir de 8,5 litres, l’autonomie dépasse les 200 km, ce qui est très confortable pour la ville.
🛠️ Les pièces sont-elles faciles à trouver ?
Oui, le réseau Peugeot (maintenant propriété de Mahindra puis Mutares) assure bien le SAV. Les pièces de carrosserie sont disponibles, bien que parfois chères vu la complexité des coloris bicolores.
🛵 Peut-on faire de l’autoroute ?
C’est déconseillé. Avec une Vmax réelle de 90 km/h, vous serez dépassé par les camions, ce qui est dangereux. Il est taillé pour la ville et la départementale, pas pour la voie rapide.







